À propos

« Fais que chaque heure de ta vie sois belle; le moindre geste est un souvenir futur. »

Claude Aveline

Tout d’abord bienvenue dans mon blog. Je m’appelle Audrey et je saute enfin le pas de vous faire partager mon univers et mes passions. Pendant très longtemps seuls mon travail, la danse et mes livres occupaient mes journées. Mais quand j’ai rencontré John (mon mari), il vivait en Suède et je vivais en France. Les soirées sans lui étaient longues et j’en profitais pour me noyer sous le travail. Seulement, après quelques mois, j’ai eu le désir de mettre à profit ce temps pour faire autre chose. Quelque chose qui occupe mon esprit, qui soit utile et qui me fasse plaisir.

A cette époque, je travaillais comme cadre dans le secteur du Retail. Je sentais bien, à ce moment, que quelque chose changeait dans le mode de consommation, que nous devenions plus responsable. Après avoir regardé et lu un millier de documentaires sur l’avenir de notre planète et les changements sociaux, je me suis dit que, moi-aussi, je voulais devenir actrice de ce mouvement et en faire une cause à défendre. 

Un soir, alors que je regardais une énième vidéo de développement durable sur Youtube, je suis tombé sur l’enregistrement d’une jeune femme dont la passion était la couture. Elle s’était lancé un challenge : coudre tous ses vêtements et ne plus faire de shopping. Une manière de boycotter le système de la distribution de masse si énergivore. J’adorais le concept ! Le lendemain l’idée me trottât dans la tête. Au bureau, je commençais à regarder les sites de machine à coudre et à apprendre les quelques bases nécessaires pour débuter. Le soir, lors de notre traditionnel Skype avec John, j’évoquais mon désir de me mettre à coudre. A ma grande surprise il trouva l’idée intéressante et me poussa dans mon nouveau délire sans même me demander pourquoi ! 

Même si j’ai rapidement acquis tout le matériel nécessaire (ciseaux, aiguilles, épingles, craie, coupe fil ….) j’ai mis quelques semaines avant d’acheter ma nouvelle BFF. Je voulais choisir la machine parfaite, celle qui serait facile à utiliser mais suffisamment performante pour me permettre d’aller loin. Tout le monde me disait « Achètes une machine bas de gamme, on ne sait jamais, peut être que ça ne va pas te plaire ». Je n’en avais que faire, j’avais déjà beaucoup d’ambitions pour ma machine. J’imaginais les chemisiers, les jupes, les robes,… cousus dans mes couleurs et matières favorites. Après quelques semaines à arpenter les sites internet et les magasins spécialisés, je commandais enfin ma machine. Une singer quantum stylist. Il a fallu que j’attende encore 3 à 4 jours pour enfin pouvoir l’avoir entre les mains. J’étais si impatiente. Je n’en avais jamais touché une de ma vie. J’avais bien vu ma mère coudre des ourlets ou des serviettes de temps à autre, mais jamais je ne lui avais demandé, enfant, si elle pouvait m’apprendre. C’était la toute première fois que j’allais actionner le bouton marche et appuyer sur la pédale. 

Le soir-même je prenais de vieux draps que je découpais en coupons de 10 cm pour essayer tous les points et comprendre le fonctionnement de mon nouveau jouet. Nous étions un 12 juillet. Après avoir bien pris en main les fonctionnalités essentielles, je me mettais en tête de faire une robe que je porterais le 14 juillet au soir. C’est fou comme on peut être insouciant et sans peur quand on débute. A l’aveugle rien d’impossible. Et pourtant je venais à bout de ce challenge dans les temps. J’étais même très fier de moi malgré une fermeture éclair posé de manière très asymétrique. J’arrangeais ce défaut par une grosse ceinture qui me permettait de cacher ce petit raté. Hormis cela j’avais tout de même réussi à poser des empiècements au niveau du col, faire des pinces, un ourlet… tout cela même pas une semaine après avoir commencé mon apprentissage. Mais ce qui me rendit le plus fier c’est que pour la toute première fois de ma vie, à 31 ans, j’avais réussi à faire quelque chose de mes mains alors que les activités manuelles n’étaient pas réellement mon fort à l’école. 

C’est par cette robe que ma passion a réellement commencé. Je la garde précieusement comme un graal qui me rappelle de ne jamais avoir peur de se lancer et de relever des défis.

En parlant de défi. Rapidement, j’ai voulu reproduire le challenge que relevait cette jeune youtubeuse: coudre tous mes vêtements et arrêter de faire du shopping. Un challenge que je relève pour le moment sans trop de difficulté même si cela me demande une bonne cuillère de créativité, une once de débrouillardise, beaucoup d’humilité et de temps… En échange je récolte un énorme nuage de bonheur et satisfaction. What a wonderful world !

Pour relever ce défi, il a aussi fallu que je me mette au tricot. Je vis à Stockholm et le froid impose d’avoir de gros pull réconfortants dans lesquels on peut se blottir les soirs de grands froids ou les dimanches devant Netflix.  Je suis encore débutante mais grâce à ce blog je pourrai partager ma progression et aussi récolter vos conseils. J’ai le désir fort de progresser et de faire de beaux ouvrages.

Partageant mes créations sur internet et les réseaux sociaux, mes amis ont commencé à me souffler l’idée d’un blog. J’avoue avoir un peu hésité à la vue de la tonne de blog qui existe sur le sujet en France. Mais aujourd’hui, vivant en Scandinavie, je me dis que j’aurai probablement quelque chose à apporter en plus (des créateurs de patrons ou des fabriques de tissus scandinaves….) Je ne sais pas encore comment tout cela se traduira mais j’ai également envie de faire de ce blog une sorte de journal qui reflète ma personnalité, mes envies, mes passions. C’est pour cela que plus qu’un blog de couture et tricot, je veux aussi y partager des articles sur mon univers et les choses auxquelles je crois comme la mode éthique par exemple. Probablement aussi un peu de déco et de lifestyle scandinave. Tout ce qui fait que mon monde est What a wonderful world !

Un blog c’est aussi un moyen de pouvoir donner des petites astuces et de recevoir des conseils de sa communauté. Alors je voudrais en profiter pour remercier toutes les blogueuses et youtubeuses que je lis ou regarde et qui m’ont permis, par leurs conseils bienveillants, de survivre à bien des péripéties couturesques. Merci les filles, vous êtes géniales! 

Je n’ai plus qu’à vous souhaiter bonne lecture !


MA COULEUR : LE VERT ET LE ROSE

MA FLEUR : LA PIVOINE 

MON IDOLE : AUDREY HEPBURN 

MA MATIERE : LA SOIE 

MA MUSIQUE : CLASSIQUE ET JAZZ

MON GATEAU : LA CHARLOTTE AU CHOCOLAT 

MA BOISSON : THE EARL GREY RUSSE

MON LIVRE : BELLE DU SEIGNEUR (Albert Cohen)

MON FILM : W.E. (Madonna) / LES PETITS MOUCHOIRS (Guillaume Canet)

MA SERIE : GILMORE GIRL

7 commentaires sur “À propos

  1. Bonjour Audrey, Je suis venue chez toi au décours d’une recherche sur les gilets pour homme et j’ai découvert ton univers qui m’a charmée littéralement. Je suis toujours admirative des couturières qui ont commencé en autodidacte, moi qui aie eu la chance de grandir dans un univers de couturières : ma mère cousait, ses copines cousaient, mes grand-mères tricotaient et il y avait un atelier de confection de chemises haut de gamme (pour Biba entre autre) dans ma petite ville. J’ai donc toujours cousu et toujours vu des femmes coudre autour de moi. L’apprentissage a été naturel commencé vers 6 ou 7 ans avec des habits de poupées. Je voulais te dire bravo pour ce travail que tu accomplis toute seule dans ton atelier, ta créativité et ta générosité. Si tu as besoin d’un conseil…

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    1. Bonjour Françoise, ton commentaire me touche beaucoup. C’est toujours agréable de recevoir ce genre de message et je dois dire que ça m’encourage énormément. Quelle chance que d’avoir pu grandir entouré de couturières et d’avoir pu commencer la couture si jeune. Ma maman avait une machine à coudre et l’utilisait énormément quand j’étais petite (cette machine est d’ailleurs immortelle) mais je n’avais jamais été attiré par la couture avant de vouloir me lancer le défi farfelue de coudre tous mes vêtements. J’ai du coup quelques regrets de n’avoir pas profité de son savoir un peu plus jeune. Mais je me dis que la vie est ainsi faite et c’est aussi ce qui la rend si palpitante et pleine de surprise. Je suis en train de travailler énormément sur des robes et jupes en biais, si tu as des conseils pour faciliter l’assemblage si délicat, je suis preneuse ?!

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  2. Ah le biais, c’est beau, mais c’est tellement difficile à travailler : tu as interêt à couper avec des grandes marges de couture (3 à 4 cm) et à pendre chaque piece, avec des pinces à linge ou des épingles sur un cintre, par exemple pendant quelques jours pour que le tissu fasse ce qu’il a envie sous son propre poids. En général, si c’est du crêpe, du satin ou de la mousseline (viscose, soie ou polyester) il va s’allonger. Ensuite tu reprends les pieces et tu bâtis (super important) pour assembler et vérifier les ajustements. Là encore, il y a de fortes chances qu’il faille recouper le bas pour que l’ourlet soit correctement arrondi : en effet, le fait d’avoir suspendu le tissu produit la plupart du temps une déformation en forme de goutte. Dans cette situation, un arrondisseur d’ourlet et un mannequin sont bienvenus.
    La popeline ou la batiste de coton ne se déforme quasiment pas, c’est pour cela qu’on l’utilise en ‘armature’ des robes en soie dans le plein biais. De meme que la plupart des lainages fins, sauf le crêpe de laine, sont assez stables.
    Mes expériences dans le biais sont assez limitées (petit dessous de robe et caraco), j’avoue que je suis davantage fan des vestes, des chemises et des pantalons que des robes, surtout dans le biais (lol). Julia Bobbin a publié quelques tuto bien fichus à ce propos. Je suis impatiente de voir tes réalisations, mais donne du temps au temps, fait des toiles pour comprendre comment ça marche. Bon courage !

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    1. Merci beaucoup pour ces précieux conseils. Du coup entre le moment où j’étends mes pièces sur cintre et celui où je couds, les pièces vont s’allonger. Est ce que cela veut dire que je vais devoir retracer mon patron sur chacune des pièces et faire de nombreux ajustements ?
      Par ailleurs lorsque tu parle d’armature des robes en soie avec la popeline ou le baptiste, cela veut il dire qu’il faut les entoiler avec de la popeline ou du baptiste de coton.
      Merci beaucoup pour la recommandation de Julia Bobbin, je vais regarder cela tout de suite.

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      1. Alors, en effet, certaines matières s’allongent (la soie, la viscose, certains polyester fins, les crêpes, les tissus fluides en général), car elles sont élastiques dans le biais et c’est bien l’effet qu’on recherche, que le tissus se ‘coule’ sur le corps. Tu n’as malgré tout pas besoin de retracer ton patron, tu vas assembler tes pieces en les batissant soigneusement (parce que ça a tendance à ‘filer’ et se défiler ces tissus) et la seule chose qui sera à régler, c’est l’ourlet qui ne sera plus arrondi comme sur ton patron papier. C’est la partie un peu délicate car il faut la faire soit sur un mannequin soit sur soi en faisant retracer l’ourlet par une tierse personne, l’outil idéal pour bien retracer cet ourlet, c’est…l’arrondisseur d’ourlet, un petit outil monté sur une sorte de perche et muni d’une poire à poudre de craie.(https://www.rascol.com/arrondisseur-de-jupe-professionnel-p-239639?gclid=CjwKCAjwmv-DBhAMEiwA7xYrd9J1UJ0NdgWTRbo66YBbS6pGh4E-lCyI0bH45fcX6Y_EhGKnQTo9OBoCnjMQAvD_BwE)
        En fait, si tu ne passes pas par cette étape et que tu réalises dans la foulée de la coupe, tu vas avoir une déformation de l’ourlet qui va ‘godiller’ (c’est ce qui se passe dans le PAP bas de gamme).
        Ce phénomène de déformation est beaucoup moins sensible sur le coton et en haute couture des années 50 (chez Dior), les tissus fluides étaient doublés avec des toiles de coton bien amidonnées (popeline ou percaline) ou de l’organza de soie, pour leur donner du volume. Si tu ne veux pas donner de volume à ta robe, que tu veux un tombé fluide (comme les belles robes de Madeleine Vionnet ou celles de Chanel des années 30), pas de doublure en popeline ou d’entoilage. Il suffit de doubler avec un tissu fin et fluide comme le tissu de dessus : du crèpe georgette ou du pongé de soie par exemple.
        En revanche, si tu veux faire une robe avec une jupe qui tourne en popeline de coton, pas la peine de passer par cette étape de ‘pendouillage’ car le tissu n’est pas fluide et ne se déformera pas ou si peu.
        Je te conseille le livre suivant si tu veux en savoir plus sur les belles finitions : Les techniques de finitions haute-couture de Linda Maynard. Il y a un chapitre consacré aux doublures qui est vraiment très intéressant.
        J’espère que ces infos pourront t’aider, fais des tests avec tes tissus pas chers (style satin de polyester) pour voir comment ça se comporte. Amuse-toi bien !

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      2. Merci infiniment pour tous ces conseils. J’avais bien lu ton message il y a 3 jours mais je me rends compte que j’étais tellement absorbé par tes explications et références que j’ai complètement oublié de te répondre. Je pense qu’avec tous tes bons conseils je devrai arriver à m’en sortir et la bonne nouvelle c’est que j’ai déjà un arrondisseur ce qui va bien m’aider. Une dernière question : penses tu que je doivent entoiler les marges avec du biais thermocolant, c’est ce que je fais généralement sur mes jupes et vestes pour renforcer les coutures ?

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      3. Il n’y a pas de souci ! Il ne faut pas renforcer les coutures avec du thermocollant car ça va figer le tissu alors que c’est le mouvement et la souplesse qu’on recherche. Si tu couds de la soie, utilise du fil de soie (très résistant) ou du coton qui cassera sans abimer le tissu en cas d’usure ou de forte tension (pas de polyester, ça risque de déchirer la soie). Si tu veux creuser les finitions haute couture, Artesane vient de sortir un cours à ce sujet (https://www.youtube.com/watch?v=XPUg72YLu9M). N’hésite pas à me contacter par mail !

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