CONSOMMER MIEUX SES VÊTEMENTS SANS FRUSTRATION

La mode responsable c’est définitivement le sujet du moment. Tout le monde en parle que ce soit dans les magazines ou les journaux à coup de discours moralisateur. Pourtant quand je discute avec mes amis, je me rend compte que tout le monde en a conscience mais qu’il est difficile de savoir comment consommer mieux ses vêtements. Du coup, autour de la table, il y a celles qui n’achètent plus qu’en boutique de frip’, ceux qui privilégient les marques « éco-responsables », celles qui ont décidé de scanner toutes les étiquettes, et, au milieu, il y a ceux qui ont démissionné car le sujet semblait trop complexe. Le point commun entre toutes ces personnes c’est la frustration! Tous, nourrissent un sentiment de frustration et l’impression qu’aujourd’hui on pointe du doigt la moindre consommation qui dévie de ce qui est « correcte socialement et écologiquement ». Aussi je me suis dit qu’il serait intéressant que vous donner quelques règles pour consommer mieux ses vêtements mais sans frustration.

RÈGLE N° 1 : FAIRE LE TRI ET BIEN DÉFINIR SES BESOINS .

Mieux consommer ses vêtements ça passe d’abord par réduire sa consommation et se rendre compte à quel point on est capable d’accumuler, d’entasser et de se noyer sous une montagne de vêtements. Du coup, la première étape c’est de faire un énorme tri. Et pour cela il n’y a pas de bonne méthode et de mauvaise méthode.

Pour ma part, j’emploie la méthode Marie Kondo. Elle est simple, efficace et elle permet de faire un tri radical dans sa garde-robe. Pour résumer, on commence par faire une énorme pile où l’on « déverse » l’intégralité de sa garde-robe. (En ce qui me concerne je fonctionne par semestre car il est difficile de savoir ce que l’on souhaiterait porter la saison prochaine). Ensuite on divise cette pile en 3 tas :

  • Premier Tas : les vêtements que j’adore et dont je ne me séparerai pour rien au monde. Je mets également dans cette pile les vêtements pratiques comme les vêtements de sport que je dois absolument garder car je sais qu’ils me seront utiles. Une fois cette pile achevée, je trie chaque vêtement, je les plie, je les classe et les range dans mon dressing. 
  • Deuxième Tas : les vêtements sur lesquels j’ai un doute. Pour cette deuxième catégorie, je vais essayer chaque vêtement et me poser quelques questions : « Est ce que j’aime porter ce vêtement ? » « Est ce que ce vêtement me va bien? » « Est ce que je peux le porter avec d’autres vêtements de ma garde-robe? » Le cas typique c’est le petit haut qui s’est caché au fond de l’armoire et que l’on retrouve avec le sourire. Je vais l’essayer pour voir s’il me va bien et s’il s’accorde avec un pantalon ou une jupe de ma garde-robe. Si c’est le cas, alors je vais garder ce tee-shirt mais je vais essayer de le mettre en avant dans mon dressing pour ne pas l’oublier. Si, au contraire, je ne trouve aucun vêtement pour l’assortir et qu’il ne me plaît pas ou que je ne me sens pas bien dedans, alors je vais mettre ce tee-shirt dans la 3ème pile. 
  • Troisième Tas : les vêtements que je ne porte jamais, qui ne me plaisent pas ou ne me vont pas bien. C’est à dire ceux dont je souhaite me séparer. Ceux qui sont en bon état, je les lave et je les emmène dans des boutiques de secondes main ou j’en fais don aux bonnes oeuvres. Pour ceux qui sont troués ou en mauvaise état, j’évalue si je peux rapidement les raccommoder ou si je les envoie directement pour recyclage.

Une fois ce tri effectué, il reste un peu de travail car il faut tout ranger et classer dans son dressing. Marie Kondo dit bien qu’il faut essayer autant que possible de garder tous ses vêtements au même endroit c’est à dire dans la même pièce pour ne pas s’éparpiller et fausser la réalité que l’on a de l’étendu de notre garde-robe. On met sur cintre les grosses pièces et on plie le reste de manière à ce que tout soit le plus visible possible. Bien sûr, on classe ses vêtements par catégorie.

Grâce à ce tri vous verrez que vous vous sentirez beaucoup plus léger et que vous pourrez déterminer ce dont vous avez vraiment besoin. Par exemple, si je me rend compte que je n’ai plus de jean et juste un seul tee-shirt, je vais noter tout ce dont j’ai besoin sur une liste et m’accorder une petite séance shopping. De quoi se récompenser soi-même de l’effort réalisé pour avoir trié et rangé ses vêtements.

Si vous êtes vraiment très motivé et engagé dans une démarche minimaliste, alors je vous conseille de regarder la méthode 333 qui consiste à ne garder dans son armoire que 33 pièces pendant 3 mois. Vous avez bien entendu mais ne partez pas car c’est une démarche assez intéressante et beaucoup moins radicale qu’il n’y paraît ! Concrètement on va trier ses vêtements comme dans la méthode précédente et on va sélectionner 33 pièces dans la pile des vêtements que l’on garde. Puis on va mettre ces 33 pièces dans son dressing et le reste dans un carton que l’on va garder à l’écart mais que l’on ne touchera pas durant les 3 mois à venir. Cette méthode vous permettra de voir les vêtements que vous avez porté le moins sur les 33 pièces ou celles qui sont de moins bonne qualité. Au bout des 3 mois, vous ferez le bilan et vous délesterez de certaines pièces inutiles. Puis vous reprendrez tout votre stock de vêtement et re-sélectionnerez 33 pièces. Au fur et à mesure, vous constaterez qu’il ne vous restera que des vêtements que vous aimez porter et que vous commencerez à vous habituer à un certain minimalisme. Bon j’avoue que, même si cette méthode a de gros avantages en terme de consommation responsable, je la trouve particulièrement frustrante et donc je la conseille vraiment aux personnes qui sont très engagées dans cette démarche.

RÈGLE N° 2 : CONTINUER À SE FAIRE PLAISIR

Une fois que vous avez fait la liste de vos besoins en terme de vêtement, il y a la question du plaisir qui fait son apparition. Car OUI, la mode est tout autour de nous et il est difficile d’y résister. Du coup, même si on cherche à réduire sa consommation, il ne faut pas non plus que cette démarche nous coupe toute sensation de plaisir et de bonheur. Aussi je pense qu’il est bon de se laisser quelques jokers. Je n’ai pas d’avis sur le nombre exacte mais voici quelques exemples qui me semblent parfaitement raisonnable: 1 par trimestre, 3 par semestre, 4 par an…Vous avez le choix et je suis certaine que vous resterez raisonnable. Mon conseil ici c’est de ne pas commencer avec des restrictions trop brutales. Avec le temps, vous verrez que vous utiliserez de moins en moins ces jokers car vous commencerez à vous habituer à une consommation de vêtements plus responsable.

L’avantage de ces jokers que l’on se donne c’est que, comme nous sommes limités dans notre consommation plaisir, nous allons mieux choisir les pièces que l’on va rajouter à notre dressing. Pour ma part, je me réserve chaque saison, une petite session de recherche des tendances sur le web et je me fais un tableau Pinterest avec toutes les pièces qui me plaisent. Puis je vais méditer un peu et sélectionner celles qui m’obsèdent. Enfin je vais regarder si elles s’accordent avec des vêtements que j’ai dans mon dressing en terme de couleur et de forme. Et une fois que j’ai validé cet achat plaisir, je n’hésite pas à aller essayer en boutique. C’est une étape un peu délicate car il ne faut vraiment pas craquer mais cela permet de valider définitivement l’achat. Pour les plus compulsives, je suggère de commander en ligne et d’essayer à la maison quitte à renvoyer si cela ne va pas.

Avec cette démarche on est donc loin de l’achat compulsion et plus proche d’un acte d’achat réfléchi qui va développer des sentiments intéressants en terme de consommation comme le désir, l’attente et le plaisir. Et si on veut aller plus loin, on peut aussi se donner la règle « One in, One out » ce qui veut dire qu’à chaque nouveau vêtement rentrant dans mon dressing, je fais don d’un vêtement ancien.

RÈGLE N° 3 : PRIVILÉGIER LES BOUTIQUES DE FRIP’ ET LE SECONDE MAIN

Grâce à ma liste des vêtements dont j’ai besoin et de mes jokers, je peux enfin faire du shopping sans culpabiliser. Bien évidemment, comme on a démarré une démarche positive, on va essayer autant que possible d’acheter de manière responsable. Et le top du top en la matière c’est définitivement les boutiques ou plateformes de seconde main. La raison est simple, les vêtements que l’on achète dans ce circuit ont déjà vécu une première vie. Ils servent donc plusieurs fois et l’impact social et écologique est bien moindre après sa première vie puisqu’il n’y a pas de nouvelle production, d’utilisation supplémentaire de produits chimiques, de main d’oeuvre pas chère…. C’est donc à privilégier.

Cependant il y a quelques règles à suivre lorsque l’on achète en seconde main :

  • être patient : il faut souvent faire plusieurs boutiques ou plateformes pour trouver un article qui nous plaise ;
  • ne pas rechercher quelque chose de précis, c’est vraiment peine perdu;
  • fouiller, fouiller et fouiller;
  • être un peu créatif car ces boutiques sont souvent dénuées de tout concept marketing pour nous suggérer tel ou tel ensemble.

Si certains arrivent à acheter en seconde main, il arrive que ce concept ne convienne pas à d’autres. De la même manière, pour les grandes et petites tailles, l’achat seconde main peut vite être compliqué. Il n’y a vraiment aucun mal alors surtout ne vous culpabilisez pas, car vous avez essayé et vous êtes déjà en train de parcourir un chemin positif.

RÈGLE N°4 : SAVOIR LIRE LES ÉTIQUETTES ET S’INFORMER

Si d’aventure, vous n’avez rien trouvé dans le circuit frip’, alors il vous faudra nécessairement passer par les enseignes de prêt à porter. Et là, j’entends déjà le débat en fond qui oppose les pro marques-responsables et le reste des consommateurs. On va donc tout de suite couper court au débat car l’idée n’est pas de dire que les uns ont raison et les autres ont tort.

En réalité acheter dans des marques éco-responsables ou acheter en fast fashion doit générer les mêmes mécanismes chez le consommateur. Il faut savoir ce que l’on achète ! Et cette connaissance, elle passe d’une part par s’informer sur les marques mais aussi par la lecture des étiquettes.

S’informer sur une marque est probablement la tache la plus difficile dans tout ce processus car le discours est profondément biaisé par la communication de la marque en question. Certaines enseignes sont, en effet, clean sur le papier mais cachent aussi leur lot de secret et quand on y regarde de plus près on découvre de bien tristes réalités. Il est donc quasi impossible de connaître la vérité sur les méthodes de production d’une enseigne. Mais essayons tout de même d’être logique car un tee-shirt à 3€ n’est pas un prix normal. Pour créer un tee-shirt il faut :

  • récolter la fibre de coton,
  • traiter la fibre de coton (avec des produits plus ou moins chimiques),
  • filer le coton,
  • créer le patron de ce tee-shirt,
  • couper le tissus,
  • assembler les pièces du patron,
  • acheminer le produit fini et poser l’étiquette.

Même si beaucoup d’étapes sont mécaniques, il y a forcément une intervention humaine dans cette chaîne à un moment ou à un autre et donc un impact social. Il est donc essentiel de se demander si le prix est cohérent par rapport au produit que l’on tient en main. Il est vrai que ce n’est pas facile car les enseignes de fast fashion ont un peu modifié la vision que nous avons du produit mais je ne peux que vous inciter à vous renseigner.

De la même manière, posez-vous la question de savoir où est fabriqué la fibre qui compose le produit. Car un tee-shirt en coton made in france n’est pas hyper cohérent. Le tee-shirt a certes été assemblé en France mais le coton provient de bien plus loin et il a donc du être acheminé ce qui a un impact écologique. Alors regardez les étiquettes, la composition et essayez de vous renseigner sur les fibres utilisées. En général, nos vêtements sont composés toujours des mêmes fibres (coton, lin, polyester, élasthane…). Au fil du temps et à force de faire quelques minutes de recherche sur ces fibres vous commencerez à bien les connaître et à identifier celles qui ont moins d’impact que d’autres. Je songe d’ailleurs depuis longtemps à vous publier sur le blog un petit guide des fibres textiles. Ça ne saurait donc tarder.

Pour résumer, si un vêtement vous plaît, posez-vous ces 3 questions :

  • D’où provient le vêtement ? Où a t ‘il été fabriqué ? (En général la provenance est indiquée sur l’étiquette mais faites attention car il peut arriver que le lieu précisé soit celui du dernier acte d’assemblage ce qui fausse un peu l’analyse). En répondant à cette question vous saurez si le vêtement a fait un long chemin pour arriver jusqu’à vous et vous aurez une idée des conditions dans lesquelles le vêtement a été fabriqué.
  • Quelle est la composition du vêtement ? Cette information est également sur l’étiquette et elle vous permettra de savoir si il s’agit de fibres naturelles ou synthétiques. Avec le temps et quelques connaissances en plus, vous pourrez faire quelques suppositions notamment sur les différents traitements chimiques qu’a subit la fibre textile.
  • Quelle est la culture de la marque ? Question assez difficile (comme évoqué précédemment) mais en cherchant sur internet, vous devriez découvrir quelques réponses à cette question. Maigre certainement mais elles vous donneront des indications.

Comme je vous le disais c’est avec le temps et l’expérience que l’on s’habitue à ces questions et que l’on peut plus ou moins évaluer l’impact écologique et social du vêtement. D’où l’importance de ne pas trop se culpabiliser au début et d’essayer aussi de compenser cet impact par une consommation plus raisonnée, un entretien du linge plus responsable et un allongement de la vie du produit

RÈGLE N°5 : CRAQUER ÇA ARRIVE

Il peut arriver que vous passiez devant une boutique et que vous craquiez sur une jolie robe à fleur ou sur un jean à la coupe exceptionnelle. Vous rentrez dans la boutique et, là, vous ne pouvez pas vous retenir de sortir la carte bleu. Et pourtant il s’agit d’une enseigne de fast fashion, d’un jean fabriqué à l’autre bout du monde…. En gros c’est le pire achat compulsif que l’on puisse faire.

Ne vous inquiétez pas cela arrive et ne culpabilisez pas outre mesure. Il ne vous reste plus qu’à rentrer et faire la méthode du « One in, One out ». Vous vous souvenez ? J’invite un nouveau vêtement dans ma garde robe, alors je me sépare d’un autre que je vends ou donne. Combiné à cela vous tacherez d’en prendre soin et de le laver de manière responsable.

RÈGLE N°6 : SAVOIR ENTRETENIR SES VETEMENTS DE FACON RESPONSABLE

Il faut savoir que l’entretien du linge a aussi un impact sur l’environnement. C’est pour cela qu’il est important de suivre certaines règles.

Voici notamment les règles du ministère de l’écologie et de l’environnement quand à l’entretien du linge :

  • « Préférer un lavage en machine à un lavage à la main: en machine consomme jusqu’à 30 % d’eau en moins qu’un lavage à la main.
  • Attendre que la machine à laver soit pleine avant de la faire tourner : (en faisant toutefois attention de ne pas trop la charger, par exemple lorsqu’on lave des serviettes éponges). En utilisant le programme demi-charge ou en complétant une machine avant de lancer le lavage, le volume d’eau nécessaire est ainsi rentabilisé. De plus, le linge qui tourne dans un tambour peu rempli s’abîme beaucoup plus vite !
  • Consulter les instructions de lavage pour éviter le gaspillage et faire de vraies économies. Avec les lessives actuelles, il n’est pas nécessaire d’en mettre plus pour obtenir une meilleure efficacité. Le conditionnement de la lessive en tablettes ou en capsules permet d’utiliser juste ce qu’il faut en lessive et d’éviter une surconsommation.
  • Laver à la température la plus basse recommandée (par exemple 30°C, 40°C): la plupart des détergents donnent de bons résultats à basse température. En lavant à 30°C au lieu de 60 °C, il est possible de réaliser une économie d’énergie de plus de 60 %. Le linge sera propre (s’il n’y a pas de taches particulières) et son lavage aura ainsi contribué à la protection de l’environnement en réduisant la consommation d’énergie.
  • Favoriser le séchage à l’aire libre aussi souvent que possible. Cela simplifie le repassage, le linge étant moins sec. Par ailleurs, faire sécher du linge dans une chambre d’enfant permet d’éviter que l’air n’y soit trop sec et permet de parfumer la chambre.
  • Vider régulièrement le filtre du sèche-linge. Ce geste important permet de s’assurer que l’appareil sèche les vêtements de façon optimale.
  • Repérer les produits labellisés « développement durable ».
  • Privilégier un lave linge éco-énergétique : les appareils à haute efficacité nécessitent des quantités moindres d’eau, de détergent et d’énergie que les équipements traditionnels. Selon les marques, ils permettent d’économiser jusqu’à 74 % d’eau et 80 % d’énergie, comparative- ment aux lave-linge classiques fabriqués avant 2004. Les apposées sur les appareils indiquent leur rendement énergétique de A à G (par ordre croissant). Plus le rendement énergétique est bon, plus l’impact environnemental sera limité et plus l’éco- nomie d’argent sera importante lors de chaque utilisation.
  • Privilégier les produits concentrés qui utilisent moins d’emballage. Les nouvelles lessives liquides ont une formule concentrée et un packaging plus petit qui permet d’utiliser 40 % de plastique en moins par rapport à un format classique de lessive liquide. Les écorecharges permettent également de limiter les emballages.
  • En cas d’utilisation de lingettes antidécoloration, vérifier que celles-ci sont biodégradables. »

Par ailleurs n’hésitez pas à revenir aux recettes de grand-mère pour la lessive. Elles sont tout aussi efficace que les détergents que l’on trouve dans les supermarchés et très simples à réaliser. Je dépose ici la recette de lessive maison du blog Zéro Déchet C.L’air du temps . Honnêtement, ça ne prend pas plus de temps que d’aller acheter sa lessive et vous allez vraiment l’adopter. Et pour ceux qui ne peuvent faire sans adoucissant, vous pouvez le remplacer par du vinaigre blanc.

Conclusion :

C’est l’addition des petits gestes qui a une influence au global alors ne culpabilisez pas d’avoir un jour craqué ou de vous être éloigné quelques heures de « l’environnementalement correct ». Le plus important est de tenir sur la longueur et d’adopter une attitude positive sans se mettre la pression et en s’accordant quelques écarts. Si on part tous dans cette direction alors nous verrons des résultats. Sur ces quelques mots je vous laisse et je vous souhaite une très belle semaine.

8 commentaires sur “CONSOMMER MIEUX SES VÊTEMENTS SANS FRUSTRATION

  1. Bonjour Audrey,
    comme tu dis, c’est bien difficile !
    j’ ai essayé la lessive maison, mais le résultat n’était pas top . Ceci dit, j’ai aussi changé de machine et mon linge est beaucoup plus propre….
    Il y a longtemps que je trie à chaque début de saison et que je sors de ma garde robe tout ce qui n’a pas été porté l’année précédente. J essaie aussi d’appliquer la règle un qui rentre un qui sort, mais il faut que je pense à noter ce qui sort puisque je le sors avant de commencer à coudre de nouvelles pièces ….
    les boutiques seconde main, j’aimais beaucoup quand j’étais jeune et mince, mais avec mon tp, je ne trouve jamais rien …. heureusement, il y a vinted pour les chemisiers.
    Et je couds, mais comme je ne couds pas que pour moi, et que le temps n’est pas si élastique, je n’ai fait que 6 pièces pour moi depuis mai…mais je ne m’interdis pas d’acheter une pièce de temps en temps . Cette année, une jupe en jean, en solde (obligatoirement) parce que c’est un basique et qu’elle me plaisait.
    Et si je ne peux pas me permettre d’acheter que tu tissu bio, je ne veux plus acheter de tissu synthétique, sauf pour un projet précis et pas pour moi !
    Voilà, chacun fait ce qu’il peut, n’est ce pas ?

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    1. Coucou Isa,
      Merci pour ce super commentaire et désolé pour ma réponse tardive. La reprise du travail est si difficile.
      Pour la lessive maison, as tu essayé le savon de Marseille pur râpé. Je trouve que c’est ce qui lave le mieux. Après j’avoue que parfois je la fais trop épaisse et je dois donc la réchauffer un peu pour l’utiliser mais ça fonctionne plutôt bien. Et c’est vrai que les nouvelles machines ont un vrai impact sur l’environnement avec la basse consommation. Même si l’électronique a largement diminué leur durée de vie.
      Je suis comme toi, je ne trouve jamais rien en boutique de seconde main, mon petit 34 est un vrai handicap. Heureusement il y a la couture et comme toi je ne veux plus de tissus synthétiques. A part la viscose par moment, je mise tout sur le coton, le lin, la laine. Mais je vais devoir trainer un peu la couture pour moi car je vais prendre un petit tournant professionnel dans la couture. Et je commence d’ailleurs des cours du soir à l’école de mode de Stockholm. Mais ce petit freinage fera du bien aussi car je dois trainer quelques nouvelles pièces de mon dressing.
      Je te souhaite un très bon week end Isa, j’espère que cette rentrée se passe pour le mieux.

      Aimé par 1 personne

  2. Oui quel casse tête, se faire plaisir et se sentir dans ses vêtements, ce qui est indispensable et ne pas accumuler de façon frénétique des pièces de mauvaise qualité, c’est le graal. Mais la recherche du graal est fort compliquée !
    Je fouille en priorité dans l’armoire de ma mère lorsque j’ai besoin de nouveaux vêtements, beaucoup de seconde main et n’oublions pas le tricot !
    Je me lance également dans la couture, mais le choix des tissus est problématique : sur abondance de viscose, peu de tissus bio…bref j’essaie de faire au mieux.

    Aimé par 1 personne

    1. Coucou Elineetlaines,
      Comme je te comprends. C’est d’ailleurs parce que moi-même je ne trouve pas cela facile que j’ai écrit cet article. Très bon idée de fouiller dans l’armoire des mamans et grands-mères. Comme la mode est cyclique, il y a vraiment moyen de récupérer quelques belles pièces de leur dressing et de les customiser avec un peu de couture. Je rêve de récupérer les petits caracos de dentelle de ma grand-mère. Je suis aussi en admiration devant les robes midi que portaient ma maman quand j’étais toute petite. Ouhlala ! Tu m’as donné envie d’aller faire un tour dans leurs armoires pour voir ce que j’y trouve. Concernant les tissus bio tu devrais regarder sur bio tissus.com. Après saches que le lin est par nature très écologique et qu’il y a beaucoup de productions en France. Du coup pour l’été, on peut se faire plaisir en couture avec du lin. Très belle journée à toi.

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  3. Étant donné que je couds tous mes vêtements et que je ne fréquente plus aucun magasin depuis une dizaine d’années, j’ai une garde robe très fournie. Je couds par plaisir des vêtements présentant des détails ou techniques qui me plaisent. J’ai un stock important de tissu de qualité acheté à très bas prix lors de fermetures de magasins et je ne jette rien, je recycle. Je suis une adepte depuis toujours de tout ce qui est fait maison, lessive, adoucissant, pain, conserves de toutes sortes… J’achète en circuit court et je trie tous les déchets, je composte, si bien que je ne sors ma poubelle que 2 fois par an! Outre de substantielles économies, c’est une façon de vivre sainement et sans contrainte mais c’est beaucoup plus facile à la campagne.

    Aimé par 1 personne

    1. Wahou ! Je suis super impressionnée Jalyla. Je suis contente que tu écrives ce message car cela prouve que l’on peut se faire vraiment plaisir tout en gardant une attitude responsable. Bravo. Et excellente idée d’aller acheter son tissus dans les fins de stocks, ça permet d’avoir de belles qualités à bas prix comme tu dis. Et je rajouterai qu’il ne faut pas hésiter à fouiller. Très bon week end à toi.

      Aimé par 1 personne

  4. Bonjour
    Article intéressant sur un sujet important !
    je trouve néanmoins que des idées utiles pourne pas se sentirenvahie comme « faire un grand tri » ou « one in one out » n’apportent rien point de vue écologie ; un très grand nombre de vêtements donnés finissent à la benne car il y en a tellement que tous les magasins sont envahis. L’Afrique entière est envahie…

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour Aurélie, je comprends ton point de vue. Voilà pourquoi il est important de se responsabiliser pour acheter moins. Ce qui permettra aussi aux enseignes de comprendre qu’il faut arrêter de produire en masse, de proposer 50 collections par an et d’investir dans les filières de recyclage. Changer de mode de consommation n’est jamais facile, les transitions comme dans tout système peuvent prendre du temps.

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