Mon tricot me suit partout

Quand j’ai commencé à tricoter je vivais encore en France et je faisais régulièrement les allers-retours entre Stockholm et Paris. Les 2h30 de vol sont donc devenus rapidement le moyen d’avancer mes projets tricots. C’est comme cela que j’ai découvert que ma laine et mes aiguilles étaient transportables mais surtout qu’elles pouvaient s‘adapter à presque tous les environnements. J’ai donc commencé à les emmener avec moi au bureau, puis dans les trajets en voiture et, pour finir, dans le métro. Alors, bien évidemment on ne tricote pas de la même manière tranquille à la maison ou ratatiné dans les transports. Mais en suivant quelques règles je vous assure que l’on peut tricoter absolument partout. Et si il y avait même des avantages sociaux à emmener son tricot en ballade ?! Vous trouverez dans ce post toutes mes astuces et mes conseils pour faire de votre tricot un voyageur quotidien.

Tricoter dans l’avion et dans le train direction longue distance. 

Tricoter dans l’avion ou le train pour moi c’est un peu comme tricoter à la maison. Les temps de trajets et d’escales étant relativement longs, on y est ni pressé, ni stressé. C’est donc un bon moyen pour avancer ses projets tricots tout en occupant le temps. Les sièges y sont également plus confortables que dans les transports en commun de type bus et métro, ce qui favorise une bonne posture de tricot. Sans oublier que les tablettes permettent de poser sa grille ou ses instructions de tricot. Pour résumer, à moins qu’un enfant hurle et pleure tout au long du trajet, on y est relativement tranquille pour tricoter et se concentrer sur des diminutions ou des augmentations. 

En terme d’organisation, j’apprécie vraiment le train et l’avion car je prends généralement les billets à l’avance, et j’ai donc le temps de bien penser et préparer le projet tricot que je vais emmener avec moi.

Pour moi, le projet tricot idéal pour l’avion ou le train c’est : 

  • Un projet dont les pelotes de laine contiennent un métrage important ou sont faites à l’aide d’écheveaux. Ainsi je suis certaine d’avoir suffisamment de laine pour mon trajet sans avoir à transporter plusieurs pelotes dans mes bagages cabines dont l’espace est souvent limité. Et si j’ai peur d’être à cour, je prends une pelote de rab mais pas plus. 
  • Un projet déjà entamé. Je ne sais pas pour vous, mais je n’aime vraiment pas faire le montage des mailles ailleurs qu’à la maison. J’ai en effet besoin de beaucoup de concentration pour compter les mailles montées surtout si c’est un projet avec au moins 200 mailles à monter. Si il y a un peu de bruit autour, je risque de devoir recompter 3 à 4 fois. L’enfer !
  • Un projet dont je viens juste de changer la pelote. Cela m’évite d’avoir à transporter plus d’une à deux pelotes dans mon bagage cabine et d’avoir à en changer au cours de mon trajet. Et c’est encore pire si la laine tricotée requière de faire un joint russe. En avion les aiguilles étant prohibées, il vous faudra attendre l’atterrissage pour changer de pelote. Ce qui est un peu dommage si vous venez juste de décoller. 
  • Un projet d’une seule couleur ou deux couleurs max. Plus il y a de couleurs, plus il y a de laines à transporter. De plus, tricoter avec plusieurs couleurs demande de pouvoir bien positionner ses pelotes quand on tricote pour ne pas qu’elles s’emmêlent. Du coup, si vous ne voulez pas déranger votre voisin préférez un projet unicolor. 
  • Vous pouvez aussi opter pour un projet tricot qui dort depuis un moment dans votre placard et que vous n’avez jamais eu le temps de terminer !

Pour résumer, une semaine à deux semaines avant de partir en voyage, démarrez votre projet et tricotez-le jusqu’à la fin de la première pelote. Faites le changement de pelote, bloquez le câble et rangez votre projet jusqu’à votre départ. Il est prêt à partir en voyage avec vous. 

Concernant les aiguilles, je vous conseille d’opter pour des aiguilles circulaires dont le câble et les aiguilles sont amovibles. Votre tricot sera un peu plus facile à caser dans votre sac ou bagage cabine. Et puis vous ne serez pas embêté au moment du passage à la sécurité. Pensez juste à enlever les aiguilles du câble avant votre départ et à bloquer votre câble avec les bloqueurs. Ensuite, mettez vos aiguilles dans une trousse de matériel tricot, elles passeront totalement inaperçues comme si elles représentaient des stylos. Les aiguilles droites vous provoqueront plus d’ennuis et sont généralement refoulées à la barrière de sécurité. Pensez, de plus, à contrôler votre patron avant votre voyage pour ne rien oublier et emmener avec vous les différentes tailles d’aiguilles dont vous avez besoin.

Pour ne manquer de rien, pendant votre voyage, il vous faudra donc préparer une petite trousse avec le matériel recommandé dans votre patron. Voici ce que j’emporte en général : 

  • Des anneaux marqueurs (pas plus de 10, ce sera largement suffisant)
  • Deux arrêtes mailles 
  • Un mètre ruban
  • Des bloqueurs pour mon câble
  • Les aiguilles de tailles correspondantes à mon projet
  • Une aiguille à laine en plastique
  • Un compte rang
  • Un ©Stabilo et un stylo pour prendre des notes et surligner mon patron.

Si vous partez en train vous pouvez y rajouter une aiguille à laine traditionnelle en métal et une paire de ciseaux. Par contre si vous partez en avion, oubliez les car ils vous seront retirés à la sécurité. Vous pouvez cependant les mettre dans vos bagages en soute mais vous n’aurez pas le droit de les prendre en cabine avec vous.

Autre détail important, n’oubliez pas le patron de votre tricot. Si votre patron provient d’un livre ou qu’il s’agit d’un PDF, je vous conseille de le photocopier ou de le prendre en photo avec votre téléphone. 

Pour bien tricoter dans l’avion ou le train, n’hésitez pas à bien étendre vos jambes sous le siège devant vous et à faire toutes les 30 min une petite marche, vous pouvez en profiter pour aller au petit coin par exemple. Pour ma part, j’ai tendance à me déchausser discrètement afin de pouvoir bouger plus facilement mes petits doigts de pied et faire circuler le sang dans mes jambes. 

L’avion et le train sont également l’endroit parfait pour prendre le dernier châle que vous avez tricoté car n’oubliez pas que la climatisation des avions est toujours très forte. 

Afin de vous aider au mieux dans vos voyages tricot, j’ai préparé cette petite fiche à télécharger que vous pouvez imprimer et qui vous permettra de ne rien oublier.

Tricoter dans les transports en commun 

Tricoter dans les transports en commun c’est une expérience vraiment différente. Notamment parce que l’on y est un peu plus ratatiné, mais aussi parce que nous n’avons en général que quelques dizaines de minutes pour avancer son tricot ou parfois moins. Et il faut ajouter à cela que les sièges sont nettement moins confortables.

J’emporte mon tricot dans le métro tous les matins ce qui me permet de gagner de précieuses minutes dans la journée mais surtout de rendre mon trajet vers le travail plus agréable.

Cependant, je vous rassure, mon tricot-métro est vraiment basique. Je ne me lance jamais dans des séries de diminutions ou d’augmentations, je ne fais pas de montage de mailles dans les transports en commun et encore moins du jacquard. Généralement je profite du métro pour faire du tricot répétitif c’est à dire des rangs de jersey ou d’autres points qui ont toujours la même répétition. Ainsi je n’ai pas besoin de réfléchir, il me faut juste tourner mon compte rang à la fin de chaque tour.

En terme d’organisation, j’ai toujours dans mon sac de travail, une pochette dans laquelle je mets mon projet tricot, qui est la plupart du temps sur des aiguilles circulaires pour plus de flexibilité. Dans cette pochette, j’ai une toute petite trousse où je mets mon compte rang et des marqueurs. Et c’est tout ce que j’emporte avec moi.

Autre petite astuce : Afin d’aller plus vite, je ne bloque pas mon câble systématiquement. Pour ne pas que les mailles s’échappent, j’enfile sur l’une des aiguilles mon compte rang et sur l’autre un élastique que je toune plusieurs fois sur lui même pour créer une épaisseur et empêcher les mailles de glisser et sortir de l’aiguille.

Tricoter au bureau 

Tricoter au bureau est un concept qui s’est installé récemment et timidement. Alors, je vous rassure, je ne tricote pas en réunion ou lorsque je suis en plein travail. Le seul moment de la journée où je m’autorise à sortir mon tricot c’est la pause déjeuner. En fait, cela me permet de me détendre et de m’évader mentalement à la mi-journée. On sait assez peu de choses sur la tricothérapie mais je suis persuadée que le tricot à des vertus destressantes et apaisantes. J’essaie d’en profiter au maximum lors de ces déjeuners tricots.

Quand je tricote au bureau, c’est un peu comme pour les transports en commun, je m’interdis tout ce qui demande beaucoup de concentration. Tout simplement parce que je ne sais jamais à l’avance combien de temps va durer ma pause déjeuner, mais aussi parce que je veux profiter de cet instant social avec mes collègues. Du coup le tricot-bureau c’est un peu le prolongement du tricot-métro mais en plus confortable !

Tricoter partout, une aventure sociale 

Tricoter dans l’avion, dans le métro, au bureau cela intrigue ! Il n’est donc pas rare que l’on m’y interroge sur ma passion.

La première fois c’était dans l’avion, où une vieille dame s’est amusée de me voir tricoter. « Je pensais que le tricot se perdait, je suis heureuse de voir qu’il y a encore des jeunes qui tricotent ». Nous avons commencé à converser et, entre mon tricot et cette intense discussion, je n’ai vraiment pas vu les 2 heures tourner. Et puis il y a eu ce voyage en train où une maman est venue me voir pour me dire que sa fille aimerait s’approcher et voir comment je tricote. Un trajet qui s’est transformé en quelques minutes en initiation tricot. J’ai adoré ce moment qui m’a obligé à faire et défaire des mailles mais qui m’a procuré tellement de bonheur. Et puis, il y a ces collègues qui me posent des questions intéressantes et suivent chaque jour l’avancée de mon dernier tricot en me demandant régulièrement quand j’aurai fini.

Enfin il y a ces gens, tous les jours, qui me regardent dans le métro et me font parfois des sourires timides. D’autres en profitent pour dire « Bonjour » et « Aurevoir ». Mais à chaque fois, je sens la bienveillance. Grâce au tricot j’ai rendu tous ces moments hors de chez moi, beaucoup plus sociaux, beaucoup plus vivants. J’oublie mon téléphone, je reviens à la réalité et surtout j’ai cette impression que je redécouvre les gens. C’est pourquoi je cris haut et fort que le tricot c’est une activité définitivement sociale.

Alors mesdames, messieurs, tricoteuses et tricoteurs. Parcourez le monde, votre tricot à la main et souriez car vous contribuez à faire rayonner cette passion hors de chez vous !

8 commentaires sur “Mon tricot me suit partout

  1. Sympa ton article ! Au bureau nous avons un club Midi tricot. C’est super convivial et relaxant. Jusqu’à présent je n’ai jamais tricoté dans l’avion parce que je craignais de me faire confisquer les aiguilles. Merci pour le truc des aiguilles circulaires. Il y a longtemps j’avais emporté un crochet en plastique dans ma trousse mêlée aux stylos et ça a passé. Du coup pendant les 10 heures de vol je me suis crocheté un béret. Vive le tricot et longue vie aux tricoteuses.

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    1. Merci pour ton commentaire ! J’aimerai tellement avoir un club de tricot au bureau ! J’essaie de convertir mes collègues mais je n’ai pas encore beaucoup de succès ! Je ne désespère pas peut être un jour !

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  2. oh là là, je n’aurais jamais pensé qu’on pouvait passer des aiguilles en avion, j’ai des aiguilles circulaires mais non démontables. En fait je tricote beaucoup moins maintenant que je ne travaille plus …et dans les transports, j’ai toujours un bouquin.

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    1. Avec des aiguilles circulaires amovibles ça passe vraiment bien ! Du coup je conseille vraiment d’investir dans un kit d’aiguille circulaires amovibles ! Avec un kit on a quasiment toutes les tailles d’aiguilles et de câbles ce qui est très pratique et économique au final ! Et quand on voyage c’est vraiment pratique !

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  3. Moi aussi quand je suis sur un projet tricot, j’aime bien emporter mon tricot au bureau pour la pause déjeuner. Nos séances midi tricot sont fun, ça papote, ça glousse.. Alors quand on est sur un projet un peu complexe ou avec beaucoup de mailles, ça peut nous faire perdre le fil.. sinon pendant nos séances tricot à deux, avec Fanfreluche, c’est beaucoup plus calme et serein.. parfait pour bien se concentrer.. Les aiguilles circulaires c’est top pour le tricot en balade!!

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    1. Oh merci pour ton commentaire Falbala ! J’imagine que vos séances tricot doivent être vraiment agréables ! Comment Fanfreluche et toi avez fait connaissance ? C’est super d’avoir une amie avec qui tricoter et papoter !

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