Robe Lliria – Pauline Alice

Le patron de la robe Lliria de Pauline Alice a traîné dans mes placards pendant quelques mois. Faute de temps mais aussi parce que j’ai eu du mal à me décider pour un tissus. J’aurai pu la faire en viscose ou en coton crépon pour lui donner de la légèreté mais, pour cette robe rétro, je voulais retrouver un style provincial et naturel. C’est en me baladant dans les rues de Paris que je découvre « L’Entrée des Fournisseurs » plus connue sous le nom de « La Mercerie Parisienne« . Cette boutique est fabuleuse ! Pour la trouver il faut d’abord franchir le grand porche d’un immeuble et pénétrer dans la cour intérieure où des fenêtres industrielles apparaissent derrière de petits arbustes verdoyants. On entre en réalité dans un ancien atelier de confection transformé en caverne d’Ali Baba. De grandes tables en bois où des tissus liberty ont été méticuleusement posés, des centaines de tiroirs à trésor, des milliers de rubans et d’interminables étals à boutons. Au milieu, trône un mannequin de petite fille. Elle porte une jolie robe en lin agrémentée de petits boutons dorés. C’est le déclic! Exactement ce qu’il me faut pour Lliria. J’achète un coupon de 3 mètres de Lin Ivoire et 10 petits boutons à paillettes dorées. J’entends encore le bruit de leur caisse enregistreuse. Décidément Lliria va me faire voyager dans le temps. 

Après avoir lavé mon tissus et l’avoir repassé pendant 1h – 3 mètres de Lin un enfer à repasser!!! – j’attaque la découpe du patron et des pièces. Comme vous le constatez sur les photos j’ai opté pour la version B avec les manches courtes et une longueur midi pour conserver le côté rétro au maximum. Peut être un peu moins pratique pour aller au marché sur sa bicyclette mais cela me permettra d’en faire une deuxième en version courte cette fois. Etant pile dans les mensurations de la taille 34, j’ai fait confiance au tableau des mesures avec toujours cette appréhension, que toute couturière connaît, à la peur d’avoir coupé trop petit. Restons positif, tout va bien se passer ! 

Concernant la réalisation, il y a énormément d’étapes! Un voyage de 60 ans en arrière ça demande forcément un peu d’effort! Mais le livret explicatif est très bien fait et si vous suivez chacune des indications de Pauline Alice, vous ne rencontrerez pas de difficultés particulières. On ne le dira jamais assez mais n’oubliez pas d’ouvrir vos marges au fer après chaque couture, de cranter et de bien élaguer les marges de couture lorsqu’ils le recommandent. Comme cette robe contient beaucoup d’empiècements il est vraiment indispensable de passer du temps sur chacune de ces étapes, cela vous permettra non seulement de bien cacher toutes vos coutures mais aussi d’avoir des arrondis et des angles bien définis sur chacune des pièces doublées par les empiècements. 

Lliria est aussi une robe très froncée. Il y a des fronces quasiment sur toutes les pièces. Faites preuve de patience pour bien répartir les fronces et avoir un résultat final au top ! Votre taille sera ainsi joliment soulignée. Petite particularité de ce patron, les pinces froncées. Ne vous inquiétez pas elles sont très simples à réaliser si vous commencez par bien élaguer les pinces en laissant une marge à 0,5 cm à l’intérieur. 

Lorsque vous arrivez à l’étape des boutons, je vous conseille d’abord de faire les boutonnières à la machine. Dans les années 50 nous aurions sûrement fait à la main mais j’avoue que je suis un peu feignante sur les boutonnières! Et une fois qu’elles sont réalisées, enfilez votre robe afin de bien positionner les boutons. (Vous pouvez éventuellement demander de l’aide à votre cher et tendre, un bon moyen de l’embarquer dans votre voyage couturesque! ) La robe Lliria étant une robe portefeuille, vous pourrez ainsi positionner les boutons en fonction de votre confort! Je commence vraiment à devenir fan des robes portefeuilles (dixit ma Robe gloria de Wear Lemonade).

Pour les finitions finales, Pauline Alice propose de les réaliser à la main c’est à dire « à l’ancienne ». Votre fil et votre aiguille en main, bien installé dans votre fauteuil avec une tasse de thé à porté de main, prenez soin d’accrocher l’empiècement dos et le retour des bas de manches. C’est un bon moyen de s’adonner à la couture tout en profitant d’un moment en famille. Je suis fan !!!

Une fois cette robe terminée, il ne m’a pas fallu plus de deux secondes pour l’enfiler et finaliser mon voyage. J’ai même reçu les félicitations des petits bons hommes de la maisonnée ! Le plus beau cadeau de la terre, encore plus beau que la satisfaction d’avoir fait cette robe aux allures d’antan. 

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